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2019. La Léonardsau
Le temps du dimanche fut doucement gris.
Le matin, Catherine amena Marco à la Léonardsau,
ce jardin qui l'émeut comme un de ses paysages d'enfance.
C'est que l'allée périphérique - après avoir longé
la prairie descendant vers le miroir d'eau où se reflète la demeure,
passé sous un séquoïa splendide, traversé le sous-bois
dont la végétation, autrefois plus dense et harmonieusement étagée,
présente encore quelques rares essences, dévoilé des vues
sur la demeure ou sur le paysage magnifiquement encadrées
par des massifs de conifères -, cette allée, donc,
réserve une formidable surprise.
Sa montée entre des pins dont le beau graphisme saisit,
dépayse, évoque irrésistiblement pour Catherine les Landes
et semble annoncer l'océan, horizon si cher à son coeur.
« Regarder un jardin, c’est voir l’invisible » a dit un poète.
Marco y vit-il un peu d'Italie ? Il avait été, dès l'entrée,
impressionné par le tilleul majestueux qui ombrage
la première terrasse, séduit par les broderies de buis,
entre-deux reliant agréablement la demeure au jardin,
intrigué par les nombreuses sculptures de bois
aux motifs religieux, qui ornent les façades, comme
par les lions de pierre provenant d'une église toscane,
encadrant le seuil du jardin secret...
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